Jean-Jacques Marluff

1. Les plates aventures de Jean-Jacques Marluff.

Jean-Jacques Marluff et son ami Eudes se rendaient chez des amis. Eudes était passé chercher Jean-Jacques en voiture, et ils roulaient à présent dans les rues de la capitale. C'est alors qu'un taxi s'arrêta devant eux, bloquant la circulation dans la petite rue où ils se trouvaient. Eudes râla, puis klaxonna.

- Tu ne devrais pas faire ça, dit Jean-Jacques.

Mais son ami n'écoutait pas et klaxonnait de plus belle. Un riverain, excédé par tant de bruit, sortit alors de chez lui et creva les pneus de l'automobile d'Eudes avec une broche à rôti, l'immobilisant totalement.

- Te voilà bien avancé, maintenant, remarqua Jean-Jacques.

Ils appelèrent une dépanneuse, prirent le métro et arrivèrent en retard chez leurs amis.

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2. Les dispensables aventures de Jean-Jacques Marluff.

Jean-Jacques Marluff jouait au baseball avec des jeunes à Central Park. La partie était serrée et les accrochages entre joueurs nombreux. Suite à un homerun litigieux, le jeune Dennis s'en prit à Jean-Jacques. Il menaçait de le frapper si celui-ci ne reconnaissait pas la prétendue invalidité de sa course.
Mais Jean-Jacques Marluff ne se démonta pas.

- Tu sais, Dennis, nous avons tous deux une batte en mains, et tu as beau être plus fort que moi, il suffit que je te touche le premier pour que tu perdes la confrontation violente que tu sembles vouloir provoquer. Es-tu prêt à mettre ton intégrité physique entre les mains du hasard ?

Dennis réfléchit quelques instants et, cinq minutes plus tard, tous les joueurs étaient réunis pour définir des conditions d'arbitrage objectives. Au bout d'une petite demi-heure, la partie reprit. Elle dura jusqu'à la tombée de la nuit.

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3. Les négligeables aventures de Jean-Jacques Marluff

Jean-Jacques Marluff avait été convoqué de bon matin dans le bureau de Monsieur Dayan, son chef de service. Il s'y rendit, et son supérieur l'invita à s'asseoir face à lui, avant de lui asséner une série de reproches.

- Monsieur Marluff, nous avons remarqué que, lorsque vous venez travailler ici, vous êtes très mal habillé et qu'il vous arrive souvent de ne même pas vous raser. Je vous demanderai donc, dans votre intérêt et celui de cette société, de corriger tout cela et de cesser de vous négliger.

Cette remarque fit sourire Jean-Jacques Marluff, et sa réponse, à la fois calme et implacable, ne se fit pas attendre :

- Monsieur Dayan, je vois dans cette société des dizaines d'employés très bien notés qui fument un paquet de cigarettes par jour, ne boivent jamais d'eau à table, s'essouflent lorsqu'il montent trois marches et soutiennent avec aplomb des thèses qu'ils savent intellectuellement très discutables, dans le seul but de s'attirer vos bonnes grâces ou celles de mademoiselle Resnais, qui gère l'équipe du troisième étage. Pour ma part, je ne consomme aucune drogue, je fais régulièrement du baseball à Central Park et mon honnêteté intellectuelle n'a jamais pu être prise en défaut. Pourriez-vous m'expliquer en quoi je suis plus négligé que la moyenne de vos subordonnés ?

Bien entendu, la fin de l'entretien fut houleuse, et l'ambiance des jours suivants quelque peu tendue. Mais, avec le temps, tout ceci s'estompa et Jean-Jacques Marluff conserva son style légendaire et inimitable au sein de l'entreprise qui l'employait.

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4. Les anecdotiques aventures de Jean-Jacques Marluff

Jean-Jacques Marluff et son ami Eudes étaient très en retard, c'est pourquoi ils avaient couru pour entrer dans le wagon de tête du métro avant que les portes ne se ferment. Un peu essouflés, ils marchèrent néanmoins vers l'arrière du train, afin de se rapprocher de la sortie de la station à laquelle ils descendraient. Ce faisant, ils prenaient garde à ne pas marcher sur les pieds des personnes assises sur les sièges dont le dossier était fixé aux parois latérales des wagons.

- Tu vois, dit Eudes, ce genre de parcours peut nous permettre de classer les gens en deux catégories : les sympas et les pas sympas.

- Ah bon ? répondit Jean-Jacques Marluff, inteloqué. Et comment donc ?

- C'est simple, reprit son ami. Si les gens replient leurs jambes sous leur siège à notre approche, ce sont des gens altruistes qui n'aimeraient pas nous voir trébucher et qui consentent donc à un petit effort pour le bien collectif.

Jean-Jacques Marluff enjamba le sac qu'un jeune homme avait laissé traîner en plein milieu du passage et répondit :

- Je pense que ces gens ne sont pas plus sympathiques que les autres, Eudes.

- Pff, soupira Eudes. C'est fou ce que tu peux être négatif !

Jean-Jacques le regarda et, souriant, répondit à son ami :

- Non Eudes, je pense seulement que ces gens n'aiment simplement pas qu'on leur marche sur les pieds.

mors ultima ratio
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